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C’est le quartier le plus vaste de Namur, il comprend la rue de Fer depuis les 4 Coins, le square Léopold, le Boulevard de la Gare, la Place de la Station, la rue Godfroid, la rue des Croisiers, la rue de l’Inquiétude, la rue des Carmes, la rue et les galeries Saint-Joseph.

Pourquoi Deux Portes ? Au Moyen-Âge, quand la ville de Namur était entourée de remparts, il y avait une porte située aujourd’hui au-dessus de la rue de Fer et l’autre près des 4 Coins.

C’est un quartier ART DECO / ART NOUVEAU remarquable, un des plus beaux d’Europe et qui mérite d’être classé. À ce jour, on y pense mais il ne faut pas désespérer !

Ce secteur du haut de la ville, reconstruit dès 1928, présente en effet une immense richesse patrimoniale. Il ne s’agissait pas alors, comme dans le bas de la cité, de parer aux destructions de la guerre mais d’imaginer une urbanisation sur quelques hectares jusque-là occupés par des institutions religieuses et communautaires. (Un couvent des Carmes déchaussés = pieds nus pour marquer la différence entre un autre couvent du Namurois « chaussé ». Il faut ajouter un couvent de la rue des Croisiers qui deviendra un pénitencier pour femmes dont on retrouve quelques traces rue de l’Inquiétude).

C’est en 1927 que commence le plan d’urbanisation confié à l’architecte A. Ledoux. Alors que la rue des Croisiers se crée, que celle des Carmes est percée et que la galerie Wérenne s’invite dans le lobby d’un grand hôtel (celle dite Saint-Joseph ne verra le jour que plus tard en 1948), les immeubles poussent comme des champignons : la création du quartier ne prendra que dix ans !

L’objectif de l’époque était d’inventer un pôle commercial fort, d’affaires et un quartier à haut potentiel touristique qui serait un des fers de lance de Namur. « La porte des Ardennes »… Une de plus !

Alors que l’attractivité touristique patrimoniale de ce beau coin de ville se redécouvre aujourd’hui, notamment avec la rénovation de la rue des Carmes, la remise à neuf du Caméo et de nouveaux commerces (l’Estaminet BBB, le Caféo, le Ramdam et diverses exploitations Horeca, bio, textiles… pour ne citer que des exemples).

Notez le principe du quartier : les immeubles ne sont pas en alignement parfait, cela afin de garantir la lumière et son dynamisme commercial.

En attendant les travaux de rajeunissement de la Galerie Wérenne, il faut être vigilant car avec les rénovations qu’il induit à des fins commerciales, ce joyau peut être un écrin en péril.

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