La cérémonie de remise de la Gaillarde d’argent

 

La remise de la Gaillarde d’argent est une soirée-spectacle. Elle est accessible à tous et se déroule traditionnellement avant le grand week-end des Fêtes de Wallonie. À cette occasion, le Comité Central de Wallonie remet une « Gaillarde d’argent » à une personnalité namuroise.

 

L’origine de la remise de la Gaillarde d’argent

 

Une gaillarde est une petite fleur champêtre qui servit d’emblème aux révolutionnaires de septembre de 1830 et qui désormais est devenue l’emblème officiel floral de la Wallonie. Rouge en son centre et jaune à l’extrémité de ses pétales, elle rappelle indubitablement les couleurs du drapeau wallon.

La Gaillarde est devenue cette distinction suprême décernée par le Comité Central de Wallonie à ces namurois qui ont illustré les mérites de la Wallonie. Cette tradition est née en 1928, dans le cadre des Fêtes de Wallonie, où l’on assistait à l’époque à la création de joutes littéraires. Les vainqueurs recevaient la Gaillarde d’Argent.

Par la suite cet usage s’est étendu à d’autres domaines, avec l’envie de rendre hommage aux Wallons qui, par leur talent ou leurs travaux, se sont montrés dignes de la reconnaissance de la Wallonie. Finalement, toute personne qui a une attitude bienveillante et constructive, quel que soit son secteur de prédilection, a une chance d’être nominée et mise à l’honneur.

Dès le départ, c’est au Conseil d’Administration du Comité Central de Wallonie que revient le droit d’élire la personnalité ou l’association de l’année. Ses membres proposent des noms de lauréats potentiels et la réflexion sur les candidats proposés dure près d’un an. Il faut tenter d’être le plus objectif possible afin de trouver celui ou celle qui remplit au mieux les critères retenus, à savoir posséder un point d’ancrage namurois ainsi qu’une activité qui a un retentissement certain au sein de la population et qui fait rayonner la Wallonie au-delà de ses frontières.

 

Le lauréat de la Gaillarde d’Argent 2026

 

Originaire de Namur, Félix Radu s’est imposé en quelques années comme l’une des voix les plus singulières de la scène culturelle francophone. Auteur, humoriste, comédien et chroniqueur, il cultive un univers difficile à ranger dans une case : quelque part entre l’humour, la poésie et l’observation attentive du quotidien, le tout porté par un rapport amoureux à la langue française.

Très tôt attiré par l’écriture et la scène, il développe un style rapidement reconnaissable, où les jeux de mots ne sont jamais de simples effets de manche, mais une véritable façon de voir le monde. À travers ses textes et ses spectacles, il aborde avec finesse des thèmes universels comme l’amour, les relations humaines, les contradictions de notre époque, la quête de sens, les fragilités du temps présent , et ce, sans jamais sacrifier le plaisir du langage à la lourdeur du message.

Son spectacle Les mots s’improsent rencontre un beau succès auprès du public comme de la critique, confirmant sa capacité rare à mêler humour intelligent, émotion et réflexion dans un même souffle. Son écriture, à la fois accessible et exigeante, lui permet de toucher un public large.

Parallèlement à la scène, il multiplie les collaborations dans les médias francophones à la radio comme à la télévision, en Belgique et en France. Ses chroniques y sont appréciées pour leur ton décalé, leur élégance et leur regard sensible sur la société contemporaine.

En 2023, il publie son premier roman, Le syndrome du spaghetti, accueilli favorablement par la critique et les lecteurs. Une première œuvre qui confirme ce qu’on pressentait déjà : Félix Radu sait autant émouvoir que faire rire et il le fait avec une vraie justesse.

Moment particulièrement marquant dans sa carrière, Félix Radu a récemment signé avec le prestigieux label Columbia (Sony Music), une étape majeure qui confirme son rayonnement dans l’espace francophone.

Cette collaboration a notamment accompagné la sortie de son dernier album en septembre 2025, un projet qui a rencontré un très large succès auprès du public avec plus de 9 millions de streams ! Porté par cet engouement, Félix Radu poursuit actuellement une tournée à travers toute la France, avec en point d’orgue une date déjà très attendue à l’Olympia en novembre 2026, salle mythique et emblématique de la scène culturelle francophone.

Profondément attaché à ses racines namuroises, il fait aujourd’hui rayonner, bien au-delà des bords de Meuse et de Sambre, une certaine idée de la culture francophone : vivante, accessible, créative et résolument humaine.

Découvrez son travail ici : https://felixradu.com/

 

 

 

Les précédents lauréats

1928 • Émile Robin (poète namurois)
Avant 1940 • Georges Guilmin – Eugène Guillaume (musicien et compositeur) – Adelin Pierre Dohet (poète) – Emile Terwagne – Marcel Duchatto – Gabrielle Bernard (poète dialectal) – Léon Evrard – Joseph Calozet (académicien) – Le major Rivière (directeur des Chyes et Pasquéyes) – Maurice des Ombiaux (lauréat du Prix biennal du gouvernement) – Jules Bordet (lauréat du Prix Nobel) – Achille Haibe (directeur de l’Institut bactériologique provincial) – Marc Chantraine (directeur du Théâtre de la Monnaie)
1947 • Max Defleur (lauréat du Prix Rossel)
1948 • Arthur Masson (lauréat du Prix Georges Garnir)
1949 • Armand Acusidas (membre du CCW)
             Maurice Bourland (membre du CCW)
             Georges Frédéric (membre du CCW)
1950 • Richard Dupierreux (lauréat du Prix quinquennal du gouvernement)
1951 • Berthe Bovy (sociétaire de la Comédie française)
1952 • M. Dallemagne (régisseur du Théâtre de La Monnaie)
1953 • Albert Marinus (membre de la Commission royale de folklore)
1954 • Robert Gruslin (gouverneur de la Province de Namur)
1955 • Jean Guillaume (poète wallon et professeur d’université)
1956 • Georges Jacques (régisseur fondateur du Théâtre wallon)
1957 • Baron Louis Huart (bourgmestre de Namur)
1958 • Lucien Maréchal (secrétaire perpétuel des Rèlîs Namurwès)
             Charles Bruneau (professeur à la Sorbonne)
             Joseph Hance (académicien, professeur d’université)
             Albert Henry (académicien, professeur d’université)
1959 • Georges Smal (lauréat du Prix biennal du gouvernement)
1960 • Albert Materne (membre du CCW)
1961 • Albert Dandoy (artiste peintre)
1962 • René Ronveaux (membre du CCW)
             Fernand Pieltain (membre du CCW)
             Georges Guilmin (membre du CCW)
1963 • Marcel Thiry (Secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et littérature française)
1964 • Léopold Genicot (académicien, professeur d’université)
1965 • Fernand Desonay (académicien, professeur d’université)
             Camille Vincinaux (membre du CCW)
1966 • Jules Delot (secrétaire général du Ministère de l’Éducation nationale)
1967 • Lucien Léonard (Président de la Société de langue et littérature wallonne)
1968 • Charles Héger (ministre)
1969 • Raymond Praile (membre du CCW)
1970 • Raymond Dispas (Service des Fêtes de la Ville de Namur)
1971 • La ville de Verdun
1972 • Auguste Laloux (romancier)
1973 • René Close (gouverneur de la Province de Namur)
1974 • Mgr André-Marie Charue (évêque de Namur)
1975 • Bruno Coquatrix (directeur de L’Olympia)
1976 • Tine Briac (comédienne)
1977 • Luc Perot (artiste peintre)
1978 • R.P. Roger Troisfontaines (recteur des FuNDP)
1979 • Ernest Montellier (musicologue, directeur des 40 Molons)
1980 • Les Bardes de la Meuse (100e anniversaire)
1981 • Les Petites Soeurs des Pauvres (100e anniversaire)
1982 • Jean Legrand (artiste-peintre)
1983 • Jacques Calozet (président du CCW)
1984 • Robert Legros (premier président de la Cour de Cassation)
1985 • Le Conservatoire de Musique (100e anniversaire)

1986 • Roger Joannes (secrétaire général du CCW)
1987 • Marguerite Yourcenar (académicienne)
1988 • Jean Verrees (professeur de musique)
1989 • M. Wattiaux (professeur d’université)
1990 • Jean-Loup Grafé (négociant)
1991 • Louis Hanozin (secrétaire général du CCW)
1992 • Isy Laloux (journaliste)
1993 • Jean Bovesse (historien)
1994 • Le bataillon Para-Commando de Flawinne
1995 • Raymond Rossius (directeur honoraire de L’Opéra de Liège)
1996 • Sylvain Simard (ministre du Québec)
1997 • Pierre Debauche (Centre Culturel régional de Namur)
1998 • L’ abbé Paul Malherbe (curé de Saint Jean-Baptiste)
1999 • Benoît Mariage (photographe, cinéaste)
2000 • Pierre Dandoy (photographe)
2001 • Jean Denison (chef de chœur, Chorale du Rail)
2002 • Benoît Poelvoorde (comédien)
2003 • Manu Poiré (fondateur du Centre de Chant Choral)

2004 • Robert Delieu (fondateur de la Maison de la Poésie de Namur)
2005 • Nathalie et Jean-Félix Tirtiaux (fondateurs de Namur en Mai)
2006 • Les Amis et Disciples de François Bovesse
2007 • Christian Panier (juge au Tribunal de première instance de Namur)
2008 • Adrien Joveneau (Le Beau Vélo de Ravel)
2009 • Philippe Berger (photographe)
2010 • François Maniquet (comédien et chercheur en économie)
2011 • Les Échasseurs de Namur (600e anniversaire)
2012 • Arsène Burny (chercheur)
2013 • Le Festival Nature Namur
2014 • La fondation Luc Legrain
2015 • Le Festival International du Film Francophone
2016 • l’IMEP (Institut Supérieur de Musique et de Pédagogie)
2017 • André Brasseur
2018 • La Brocante de Temploux
2019 • L’asbl KIKK
2021 • Michel Lecomte
2022 • Mariette Delahaut
2023 • GuiHome
2024 • SMAC
2025 • Frairie Royale des Masuis et Cotelis Jambois

 

 

Revivez l’édition 2025 en photos 

Crédit photo: Diego Floring (étudiant à l’IATA Namur)

En vidéo (2023)

Crédit : Lexane Sifakakis (étudiante à l’IATA Namur)