Une célébration entièrement en wallon

Un des rendez-vous les plus attendus des Fêtes de Wallonie est sans doute la Messe en Wallon, qui se déroule le lundi des Fêtes de Wallonie.

Cette messe réunit en pensée tous les Namurois, de convictions diverses, pour un moment d’écoute et de partage. À cette occasion, un hommage est rendu aux combattants de 1830, de 1914-1918 et de 1940-1945.

Depuis 2015, la messe est célébrée par l’Abbé Bernard Van Vynckt.

L’origine de la Messe en Wallon

Quelques jours avant les Fêtes de Wallonie 1952, Joseph Calozet, alors président du Comité Central de Wallonie et aussi des Rèlîs namurwès, frappe à la porte de l’évêché. Il emmène avec lui l’historien Félix Rousseau et le troubadour Ernest Montellier.

Leur première demande est acceptée immédiatement : l’autorisation de célébrer une messe le lundi des Fêtes à la mémoire des wallons tombés en 1830, en 1914-1918 et en 1940-1945.

La seconde est plus audacieuse dans la mesure où le latin est la seule langue admise alors à l’église en-dehors du sermon : pouvons-nous introduire deux cantiques en wallon au cours de cette messe ? Monseigneur Charue répond du tac au tac : poqwè nin ?

C’est ainsi que le lundi 22 septembre 1952, en l’église Saint Jean-Baptiste où se presse le Tout-Namur et en présence de l’évêque, Joseph Calozet peut entendre interpréter par la chorale « Les XXII » sa propre prière à Marie, Bone Notre-Dame, ainsi que Dé nos, cantique écrit par le Père Guillaume et mis également en musique par Li Nèsse.

Il a aussi le bonheur d’écouter le bon curé Jacoby qui se permet d’entrelarder son sermon d’extraits de poèmes wallons : la messe en wallon est née.

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