Le mouvement Harmonies et Fanfares débute dans nos régions dans la seconde moitié du 19e siècle et connaît son apogée début du 20e siècle. De la vingtaine de formations que compte alors Namur, il n’en reste que quatre (et une cinquième créée plus récemment). Le Comité Central de Wallonie dans son esprit de « retour aux sources » et de défense du patrimoine et de nos héritages a souhaité mettre en avant ces formations musicales, derniers vestiges d’une épopée pas si lointaine, mais qui connaissent toutefois
aujourd’hui une nouvelle vie.

C’est donc autour de ce projet que le Comité Central de Wallonie a regroupé quatre des cinq formations issues de ce mouvement : l’Harmonie Royale Ouvrière de Malonne (vers 1835), la Royale Moncrabeau (1843), l’Harmonie Royale Communale Ouvrière de Saint-Servais (1851) et la Musique Royale de la Police de Namur Capitale (1947). La cinquième, l’Orchestre Symphonique de Namur, fondée en 1887 sous le nom d’Harmonie La Concorde ne savait malheureusement pas participer cette année au projet.

Et comme « Les fanfares, ce n’est pas ringard ! », le répertoire moderne proposé saura nous mettre dans l’ambiance de la fête : de Rabbi Jacob à Claude François en passant par Abba, les Beatles, Gershwin et bien d’autres sans oublier un carrousel aux musiques namuroises au cours duquel des œuvres plus locales seront interprétées en commun.

Pour rester dans la tradition du mouvement Ha-Fa, une musique extérieure à Namur est invitée pour clôturer le concert. La Fanfare municipale Luxembourg-Bonnnevoie représentera également l’invité d’honneur des fêtes de Wallonie 2019, le Grand-Duché du Luxembourg.

C’est le comédien Vincent Pagé qui animera la présentation de ce festival de fanfares, et les spectateurs recevront un mini folder en guise de programme explicatif. Rendez-vous sous le chapiteau Place d’Armes ce samedi 14 septembre dès 12h30.

L’Harmonie Royale Ouvrière Communale de Saint-Servais – 12h30

Dans la mouvance de la création de fanfares et d’harmonies dans la seconde moitié du 19e siècle, l’Harmonie de Saint-Servais voit le jour dès 1851. À partir de 1923, elle est autorisée à porter le titre de royale et est rebaptisée en 1945 Harmonie Royale Communale de Saint-Servais. En 1947, elle dispose d’une école de musique au sein de laquelle les cours sont dispensés entièrement gratuitement. Mille neuf cent septante-deux voit la fusion de deux sociétés de musique saint-servaitoises ; d’une part l’Harmonie Royale Communale de Saint-Servais et d’autre part l’Harmonie Royale Ouvrière de Saint-Servais qui forment l’harmonie actuelle.

Aujourd’hui composée d’une vingtaine de musiciens (instruments à vent et batterie), l’harmonie répète les mercredis de 20h00 à 22h00 sous la baguette de Madame Anne Delforge-Delbrouck au Centre culturel de Bomel.

Musique Royale de la Police de Namur Capitale – 13h45

La Musique Royale de la Police de Namur Capitale, qui reste une des rares musiques de Police de Belgique en activité, est née en 1947. Lors de sa création, elle a évolué sous forme de clique (tambours et clairons), pour ensuite se transformer en fanfare. Elle participe à de nombreuses manifestations patriotiques et cérémonies officielles de la Ville de Namur, notamment la cérémonie du souvenir au cimetière de Namur, les hommages à François Bovesse et la célèbre messe en wallon lors des Fêtes de Wallonie. Elle a reçu avec honneur le titre de royale en 1997.

Elle se déplace un peu partout en Belgique pour animer diverses manifestations de police ; ainsi qu’à l’étranger. De ces prestations étrangères est né son jumelage avec l’Harmonie de Marsannay-La-Côte en Bourgogne.

La musique compte une trentaine de musiciens. Initialement composée essentiellement de policiers avec quelques « renforts ». Actuellement les policiers sont devenus minoritaires, mais les collègues civils recrutés avec des critères de moralité compatibles avec la fonction et l’uniforme de police, maintiennent une image remarquable.

Carrousel aux musiques namuroises – 15h15

Avec l’Harmonie Royale Ouvrière Communale de Saint-Servais, la Musique Royale de la Police de Namur Capitale, l’Harmonie Royale Ouvrière de Malonne et la Royale Moncrabeau qui interpréteront en commun quatre oeuvres issues du répertoire des Molons : Nos’Vile, Namur, le chant des Wallons et bien évidemment Li Bia Bouquet !

L’Harmonie Royale Ouvrière de Malonne – 16h

Des doutes existent sur la date exacte de création de l’Harmonie Royale Ouvrière de Malonne : 1835, 1839 ou 1842. Dès 1845, cette jeune harmonie récolte sa première médaille à Nivelles en 1845. Jouer de la musique procure du plaisir; l’harmonie est donc un endroit où on s’amuse, s’instruit et nourrit des contacts sociaux dans un esprit de franche camaraderie. Il n’est donc pas étonnant qu’à l’époque de sa fondation où les distractions étaient rares, l’harmonie était composée exclusivement d’ouvriers, tant les exécutants que le comité. C’est ce qui lui valut l’appellation d’ « Harmonie ouvrière ».En 1921, Albert 1er autorise la doyenne des sociétés malonnoises à porter le titre de « Société royale ».

Depuis 1978, l’harmonie dispose d’une école de musique de qualité avec des professeurs diplômés. L’Harmonie veut, par ses cours d’initiation musicale, de solfège et d’instruments, initier et perfectionner enfants et adultes à la musique. Dès que l’élève est capable de tenir une partition, il rejoint les rangs de l’Harmonie où il est soutenu par ses aînés. Les cours sont particuliers et à un tarif modique. En plus, pour faciliter l’apprentissage, l’Harmonie prête également des instruments.

L’harmonie est dirigée par Monsieur David Ilouridze, né en Géorgie en 1983, dans une famille musicienne. Depuis sa plus tendre enfance, il est bercé par la musique et c’est tout naturellement qu’il décide d’étudier la trompette. Il s’installe en Belgique en 1998. Il continue sa formation au Conservatoire Supérieur de Musique et Pédagogie de Namur où il obtient un Master Didactique en 2009.

La Fanfare municipale Luxembourg-Bonnevoie – 17h30

Lors de sa création le 5 octobre 1898, la nouvelle Fanfare Municipale Luxembourg-Bonnevoie ne comptait que 17 membres. Aujourd’hui, l’orchestre se compose d’environ 65 musiciens actifs. La société de musique de la Ville de Luxembourg s’est fixée dès le départ le but d’atteindre un niveau élevé et en 1968 elle accédait à la Division nationale luxembourgeoise, où sans interruption jusqu’à ce jour elle reste la seule fanfare authentique classée à ce niveau le plus élevé. Une multitude de concours nationaux et compétitions internationales confirment ce classement. La Fanfare Bonnevoie s’est aussi fixée comme but et défi de promouvoir les compositions pour fanfare. À cet effet, le compositeur belge André Waignein a déjà écrit une oeuvre pour l’orchestre, tout comme les compositeurs luxembourgeois Ivan Boumans, Camille Kerger et Marco Pütz.

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