La traditionnelle Cérémonie du souvenir, moment fort en émotion dans le cadre des fêtes de Wallonie, s’inscrit comme un devoir de mémoire du Comité central de Wallonie à l’égard des jeunes.

En 2016, comme les années précédentes, le Comité central a veillé à coller avec une certaine actualité. Aussi, le thème porta sur l’immigration, ce qu’elle peut amener sur le plan économique, social, culturel et ses conséquences sur la paix.

L’invité officiel de la Wallonie fut la Suède, où, dès 1620, entre 5.000 et 10.000 Wallons émigrent pour des raisons économiques et religieuses. La Wallonie a ainsi joué un rôle déterminant dans l’implantation de la métallurgie en Suède.

Dans les années 1850, plusieurs milliers de Wallons décident de partir à la recherche d’une vie meilleure en Amérique et s’installent au nord-est du Wisconsin.

Et il y a 70 ans, à la suite d’une convention bilatérale signée entre la Belgique et l’Italie le 23 juin 1946, bon nombre d’italiens sont venus s’installer chez nous. Cette immigration économique fut suivie entre 1956 et 1970 par d’autres provenant notamment d’Espagne, de Grèce, du Maroc, de Turquie, de Tunisie, d’Algérie, de Yougoslavie.

Aujourd’hui, la Belgique accueille bon nombre de migrants fuyant leur pays en guerre comme elle l’avait déjà fait lors des événements de Budapest en 1956. Mais les Belges eux-mêmes, lors des deux conflits mondiaux, se sont réfugiés dans les pays voisins.

Madame Anne MORELLI, d’origine italienne, docteure en histoire et professeure à l’Université libre de Bruxelles, fondatrice du Groupe d’étude sur l’histoire de l’immigration et directrice adjointe du Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité, évoqua les réfugiés belges qui ont fui le pays lors des deux guerres. En 1940, François Bovesse, fondateur du Comité central de Wallonie, a eu en charge le Haut-Commissariat aux réfugiés belges dans le département de l’Hérault à Sète.

Comme chaque année, sur la pelouse d’honneur, non seulement les autorités représentant les différents niveaux de pouvoirs et institutionnels de notre pays, mais aussi les enfants des écoles ont honoré les victimes militaires des deux grands conflits armés, tandis que des fleurs ont été déposées aux monuments des Combattants de 1830, des Prisonniers politiques, de la Résistance, des Fusillés civils, des Victimes civiles et sur la tombe de François Bovesse.

Les enfants des écoles participant à la cérémonie ont été invités à réaliser une colombe, symbole de paix, pour manifester leur volonté de vivre dans un monde meilleur, un monde sans conflit.

 

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