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es Fêtes de Wallonie d'autrefois
Présentation du Comité Central de wallonie
Les membres fondateurs
Président: François Bovesse
Secrétaire: Jean Grafé
Secrétaire adjoint: Léon Evrard
Trésorier: Edmond Faye
Autres membres: Firmin Alexis, Emile Berger, Louis Deghet, Antoine Binot, Alexis Hambursin, Louis Noël, René Kerkhofs, Léon Dosimont, René Brasseur, Fernand Mathieu et Joseph Vrithoff.
Membres des comités de quartier: Messieurs Parmentier, Theisen, Warnotte, Sonvaux, Georges Frédérick et Armand Acusidas.
Origine
C'est en 1923 que le Député François Bovesse crée un comité chargé de célébrer "la Fête de la Wallonie".
Avec 14 autres membres fondateurs il crée ainsi le Comité de Wallonie, qui ne deviendra central que plus tard. Accompagnés de 7 Présidents de quartier, ils organisent les premières fêtes.
Les statuts précisent qu'il a pour but la conservation et le développement des sentiments wallons, la défense des droits des Wallons. L'organisation de manifestations folkloriques et artistiques et de réjouissances pour commémorer les journées de septembre 1830 et tout autre anniversaire marquant la vie wallone.1
Pour cela, ils reçoivent un subside de 1000 francs du Conseil Communal.
A cette époque, l'activité wallonne, est à Namur moins marquée qu'à Liège ou à Charleroi. Mais dans les domaines du Théâtre wallon et de la Littérature dialectale on peut dire que les Namurois sont à l'avant scène, il est vraisemblable de pouvoir trouver là le motif pour lequel les fêtes ont toujours débuté ou ont compté dans leur programme des spectacles en wallon.
Ainsi en 1928 s'instaurent les joutes littéraires, les poètes et les compositeurs lauréats reçoivent en prix un bijou: la gaillarde d'argent. Celle-ci sera remise par la suite aux serviteurs de la cause wallonne ou aux personnes s'étant illustrées pour la renommée de Namur.
Les Fêtes de Wallonie, dès leur création, sont remplies de chansons, de joie de vivre, de truculence mais aussi d'actes de reconnaissance et de piété.
Un de ces moments importants est le pèlerinage au cimetière de Belgrade. Il est un signe à caractère hautement patriotique rendu et voulu par les fondateurs aux héros de 1830 et de 14-18. Et par leurs successeurs aux héros de 1940-1945.
En 1937, Joseph Calozet succède au président Bovesse, devenu Gouverneur de la Province.
Les heures pénibles de la guerre marquent le CCW, le martyr de François Bovesse, la disparition héroïque de Jean Calozet sont autant de meurtrissures. Restent cependant les paroles d'espoir de notre Président Fondateur gravées aujourd'hui dans le bronze du parvis de la Maison de la Culture:
"Ce qui demeure quand tout s'écroule, c'est l'âme, c'est l'esprit".
Le CCW peut s'enorgueillir d'avoir ressuscité le folklore namurois. Une commission crée en 1947 sous la présidence éclairée de l'Académicien Félix Rousseau, reconstitue le groupe des échasseurs. Les Fêtes de Wallonie seront le prétexte à la reconstitution de plusieurs groupes folkloriques. Le 22 septembre 1952, où, pendant le service solennel célébré à l'église Saint Jean, en présence de Mgr Charrue, deux cantiques en wallon de J. Calozet et du R.P. Guillaume sont exécutés par la chorale des XXII. C'est la première entrée officielle du wallon dans la liturgie, c'est le départ de la célèbre Messe en Wallon du lundi des fêtes. Namur li Glotte nous arrive et offre, tout en les remettant à l'honneur, avisances et fricassées.
Le 3 mai 1968, le Président Calozet décède et c'est sont fils, Jacques, qui lui succède. Cela marque la fin d'une époque.
1 Moniteur belge, 26 juillet 1957, p 95.
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